L’Art est la distance que le temps donne à la souffrance

Albert Camus

 

 

Le lâcher-prise… ça pourrait être un mot clef pour mon art, ma manière de travailler. Comme écrivait Fernando Pessoa l’Art est une communication aux autres de notre identité profonde avec eux. Cela induit une plus vaste dimension que soi-même. Il y a cette image du paratonnerre aussi, pour parler de l’Art, ce principe de capter ce qui n’est pas captable a priori. Comme de dessiner le visage de gens avant même de les voir pour la première fois… ce qui m’est arrivé.

J’ai commencé les mandalas en créant des bougeoirs, le défi était de créer ces objets avec une seule feuille d’acier, en pliage, pour que le tout crée des jeux d’ombres et de lumière. Puis je me suis amusé à les mettre près des fenêtres, ils se sont expansés en quelques sortes pour devenir des mandalas. Je crois que j’ai compris à ce moment là ce qu’est un mandala, cette expansion de l’énergie à partir du centre, qui est simplement un reflet des dimensions de départ mais simplement magnifiées. Ce qui demande une très haute concentration puisque tout se fait sans calcul, dans le ressenti. Tout ça pour créer un objet de méditation.

De cette manière on peut voir l’art comme un processus de guérison… et plus particulièrement la sculpture. Parce que par moment il y a des choses d’ordre mystique qui se manifestent. Et l’Art est là pour capter et guérir, un peu comme l’Art “primitif”, ou l’Art africain, la peinture aborigène, rupestres.

 

 

Cela m’apprend, et c’est cela surtout que je demande à mon travail

Vincent Van Gogh

 

 

partager :